Première station

Jésus est condamné à mort

℣. Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons 

℟. Parce que Vous avez sauvé le monde par votre sainte Croix.

Jésus innocent, la sainteté même, est arrêté comme un malfaiteur, jugé comme un criminel, et condamné à mort comme un coupable. «Tel est le jugement du monde : on appelle vertu ce qui est péché, et péché ce qui est vertu. Ne jugeons pas, et nous ne serons pas jugés, nous dit notre Seigneur. Alors, pour me rendre son jugement favorable, je veux toujours avoir des pensées charitables à l’égard du prochain.

Notre Père...

Je vous salue Marie...

℣. Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.

℟. Sicut erat in principio, et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen 

Kyrie eleison, kyrie eleison 

℣. Que par la miséricorde de Dieu 

℟. les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen

Deuxième station

Jésus est chargé de sa Croix

Jésus est condamné à la crucifi xion. On apporte l’instrument du supplice, la croix ; Jésus la regarde avec joie, l’accepte avec résignation, la porte amour pour nous. Ô mon âme, souvent, tous les jours peut-être, «Jésus, te présente la croix. Comme Il t’aime ! L’éternité ne sera pas assez longue pour L’en bénir». Je veux, chaque jour, porter ma croix par amour pour Jésus.

 

 

Troisième station

Jésus tombe pour la première fois

Le fardeau de nos péchés accable tellement le Sauveur, qu’Il chancelle une première fois. Par cette défaillance, Jésus veut nous raffermir dans la voie du ciel. Ô mon âme, « tu t’effraies de ne point porter ta croix sans défaillir. Ton Bien-Aimé, sur la route du Calvaire, est bien tombé trois fois». Je veux, aidé par la grâce de Dieu, malgré mes misères et mes chutes, monter sans cesse dans le chemin de la sainteté.

 

Quatrième station

Jésus rencontre sa Mère

A la Passion de Jésus, vient s’ajouter les souffrances de Marie. «Un glaive de douleur transpercera votre coeur», avait annoncé le vieillard Siméon. Cette prophétie se réalisait déjà en cette rencontre douloureuse du Fils et de la Mère. «Puisque Jésus a voulu que sa Mère fût soumise à l’angoisse du coeur, c’est donc un bien de souffrir ici-bas. Oui souffrir et aimer en souffrant, c’est le plus pur bonheur. Ô Marie, Ô Reine des martyrs, comment ne pas te bénir et t’aimer !

 

Cinquième station

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix

En cette ascension pénible vers le Golgotha, les forces de Jésus diminuaient graduellement. Ses amis l’ont lâchement abandonné. Les bourreaux, pour l’aider à porter sa croix, contraignirent un certain Simon de Cyrène. Eh ! Seigneur, «Il ne sera pas dit qu’un étranger fera plus pour un inconnu que moi pour mon Jésus». Aussi, dès maintenant, j’accepte les épreuves que Dieu m’enverra et je courbe, avec bonheur, ma tête et mes épaules sous le glorieux fardeau de votre croix.

 

Sixième station 

Sainte Véronique essuie le visage de Jésus

Attristée par l’état pitoyable de Jésus, une pieuse femme, n’écoutant que son coeur, fend la foule, brave les soldats, s’approche de Jésus et, avec son voile, Lui essuie le visage, tout couvert de sang, de poussière et de crachats. Sur le linge de Véronique, le Sauveur imprime ses traits divins. «Ô Jésus, sur ce voile sanglant, je reconnais tous les traits de votre divin visage». Hélas! Votre auguste Face est encore souillée par les crimes des pécheurs . Je veux, courageusement, l’essuyer par mes prières, par mes réparations et par mes actes d’amour compatissant.

 

Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois

Les soldats brutalisent Jésus ; Il n’ouvre pas la bouche. Il tombe une deuxième fois mais se relève avec courage et continue sa route, pour accomplir l’oeuvre de la rédemption du monde. «Ne croyons pas trouver l’amour sans la souffrance. Nous voudrions ne jamais tomber. Quelle illusion ! L’humiliation est la seule voie ou se forgent les saints. L’épreuve est une mine d’or à exploiter. Offrons nos souffrances à Jésus pour sauver des âmes»

Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Jésus aperçoit un groupe de femmes en larmes. Il s’arrête. Il oublie ses souffrances, pour leur adresser quelques paroles de sympathie, quelques conseils de vie chrétienne : «Ne pleurez pas sur Moi, mais sur vos péchés». Quelle leçon ! «La charité ne doit pas rester enfermée dans le fond du coeur, mais se montrer à l’extérieur. Elle doit éclairer, réjouir non seulement ceux qui nous sont chers, mais ceux qui nous sont antipathiques. Elle consiste surtout à supporter les défauts du prochain, à ne pas s’étonner de ses faiblesses et à s’édifi er de ses moindres vertus».

Faites, Seigneur, que j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous !

 

 

Neuvième station 

Jésus tombe pour la troisième fois

A bout de forces, Jésus s’affaisse. Cette troisième chute est bien lourde, bien profonde. Le Sauveur, à la vue des âmes qui doutent encore de son immense amour et de sa miséricorde

infi nie, se sent écrasé. Malgré nos misères et nos chutes, ne nous décourageons pas. «On n’a jamais trop de confiance dans le bon Dieu. Il est compatissant, rempli de douceur et abondant en miséricorde. Il connaît notre faiblesse, et se souvient que nous ne sommes que poussière». Mon Jésus, je veux me relever toujours de mes chutes et vous dire sans cesse: « Coeur miséricordieux de Jésus, j’ai confi ance en Vous !”

 

Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

Arrivé au pied du Calvaire, Jésus est soulagé du poids de sa croix. Puis les soldats Lui enlèvent ses vêtements, non sans Lui causer d’indicibles souffrances. Si nous voulons réellement marcher à la suite de Notre Seigneur, il nous faut pratiquer le dépouillement spirituel, renoncer à notre volonté propre, à nos affections terrestres, à nos attaches charnelles. Ah! «Il en coûte pour donner à Jésus ce qu’Il demande». Courage cependant. La vie passe, l’éternité approche. Après avoir été, ici-bas, abreuvés d’amertumes, nous serons là-haut, désaltérés à la source de toutes les joies.

 

Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix

La victime est prête, on l’étend sur la croix. On l’y cloue par les mains et par les pieds. Ses chairs sont déchirées, ses nerfs rompus, ses os brisés. Comme un doux agneau, le Sauveur s’abandonne et ne laisse échapper aucune plainte. Ô mon Sauveur, «ton exemple m’invite à m’abaisser, à mépriser les honneurs» et les plaisirs du monde, à me détacher de mes passions mauvaises. «C’est à Toi seul que je m’attache. C’est dans tes bras que je cours me cacher». Désormais, «te plaire est ma vie entière. Augmente en moi le feu divin, Ô mon Jésus, et fais que j’expire d’amour pour Toi !»

Douzième station

Jésus meurt sur la Croix

Le crucifiement terminé, la croix est dressée vers le ciel, le corps meurtri, déchiré, ensanglanté de Jésus, est ainsi offert en spectacle à la foule. 

De la part du Sauveur, aucune plainte, aucun désir de vengeance, aucune menace. Il n’a que des paroles de tendresse et de miséricorde. «Ô mon Sauveur, dans ton amour, Tu as voulu souffrir et mourir, afi n de purifi er toutes les âmes dans l’éternel foyer de l’amour. Ton amour va jusqu’à la folie. Comment, pourrais-je mettre des bornes à mon amour? Reçois ma vie entière. Je veux souffrir et mourir pour Toi !»

 

Treizième station

Jésus est descendu de la croix et remis à sa Mère 

Jésus vient de mourir, Les soldats descendent son corps de la croix et le déposent dans les bras de sa Mère. Marie couvre son fi ls de baisers et de larmes. Elle Lui enlève sa couronne d’épines, lave ses plaies, ferme ses yeux. Quel martyr pour son coeur maternel ! «Ô Marie, vous m’apparaissez, au sommet du Calvaire, comme un prêtre à l’autel, offrant votre Fils pour apaiser la Justice du Père. Ô Reine des martyrs, pardon pour avoir transpercé votre coeur de douleur et vous avoir fait tant souffrir. Je veux vous redire que je suis votre enfant», et je veux désormais vivre et, un jour, mourir dans l’amour de votre Jésus.

 

Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau

Descendu de la croix, le corps du Christ est embaumé, enveloppé dans un linceul, puis déposé dans un sépulcre d’emprunt. Ô Jésus, «c’est là, près de Toi, que je veux me cacher et vivre. Ah! Laisse-moi m’approcher de Toi. Près de ton coeur, je n’entendrai plus les vains bruits de la terre, je ne redouterai plus les traits de l’ennemi. Je veux devenir la proie de ton amour. Emporte-moi au foyer de l’amour, plonge-moi dans ce brûlant abîme, pour m’en faire devenir à jamais l’heureuse victime. Ainsi soit-il.